REGARDS EN ATELIER
Jean-Pierre Bourquin

Peyrehorade / Juin 2021 >> Septembre 2021

Commissariat de l’exposition

Emmanuel & Jean-Jacques Lesgourgues  

Jean-Pierre Bourquin

Par Alain Gouiffès

(...) il m’avait confié récemment sa satisfaction de savoir que Jean Jacques et Emmanuel Lesgourgues avec leur Fonds de dotation Quasar dans le sud-ouest, veilleraient à la mise en valeur de ses tableaux. Heureusement qu’il existe des collectionneurs privés, avisés, généreux, non prisonniers de l’air du temps.

 

Il a été inhumé le 18 juin 2020 dans le petit cimetière de Mesnil-Mauger, dans une très stricte intimité. (....) je me suis avancé face à la tombe ouverte et ai prononcé un des derniers sms que Jean Pierre m’avait adressé, une semaine avant son décès, alors qu’une sortie de l’hôpital était envisagée.

« Un poète doit laisser des traces, pas des preuves. Seules les traces font rêver » (René Char, La parole en archipel.). Il nous laisse une œuvre qui doit vivre, elle vivra.

Regards en atelier Jean-Pierre Bourquin
Regards en atelier Jean-Pierre Bourquin
Regards en atelier Jean-Pierre Bourquin
Regards en atelier Jean-Pierre Bourquin
Regards en atelier Jean-Pierre Bourquin
Regards en atelier Jean-Pierre Bourquin
Regards en atelier Jean-Pierre Bourquin
Regards en atelier Jean-Pierre Bourquin
Regards en atelier Jean-Pierre Bourquin
Regards en atelier Jean-Pierre Bourquin
Regards en atelier Jean-Pierre Bourquin
Regards en atelier Jean-Pierre Bourquin
Regards en atelier Jean-Pierre Bourquin
Regards en atelier Jean-Pierre Bourquin
Regards en atelier Jean-Pierre Bourquin
Regards en atelier Jean-Pierre Bourquin
Regards en atelier Jean-Pierre Bourquin
Regards en atelier Jean-Pierre Bourquin
Regards en atelier Jean-Pierre Bourquin
Regards en atelier Jean-Pierre Bourquin

Jean-Pierre Bourquin est décédé à 70 ans, le dimanche 14 juin 2020, au CHU de Rouen des suites d’une maladie dépistée très tard, trop tard.

 

Jean Pierre était devenu un ami très cher au fil des années, depuis plus de quarante ans. Il n’aimait pas la psy – il avait de quoi lui en vouloir – et se méfiait des psys, lorsque nous nous sommes rencontrés les premières fois, à la fin des années 70, dans le célèbre atelier du 317 route de Darnétal à Rouen où travaillaient aussi Denis Godefroy, Guy Chapelain, Marie Cécile Aptel. Nous nous sommes apprivoisés. Délibérément hors courant ou modes, j’ai suivi les évolutions successives de son travail : les formats, la technique, les papiers et cartons, le chatoiement des couleurs, les pelures d’oignons, la Montagne Sainte Victoire-Sainte Cézanne, les ors de Klimt...(....)

Sa vie était consacrée à la peinture, à temps plein, depuis toujours, jour et nuit, en écoutant France Culture. Il était la preuve que l’on peut voyager dans la solitude d’un atelier. Il connaissait les nuits qui sont le domaine des rêves et des audaces. 

La nuit est voisine de la mer et du désert, quand tout se retire.

Il vivait dans un petit village de la campagne profonde, ours solitaire, choisissant avec exigence ses fréquentations et ses expositions. Ce qui ne l’empêchait pas d’être exposé dans de nombreuses galeries en France, en Europe (Allemagne, Italie, Suisse, Suède...) à Atlanta aux USA, à Ningbo en Chine et à Dar Es Salam en Tanzanie il y a quelques années ! 

Ses fameux « Carnets d’errance » avaient été montrés en Italie dans une exposition itinérante de livres d’artistes en 2014.

Il aimait l’humour, l’évocation d’auteurs exigeants, les controverses politiques, son chat noir et les histoires drôles. Instagram et Facebook étaient devenus ses galeries virtuelles.

Alain Gouiffès, Docteur en  psychiatrie, a été chef de service au Centre Hospitalier du Rouvray à Sotteville-lès-Rouen. Choisissant l’exercice de la psychiatrie, la psychanalyse et les psychothérapies, il a consacré  l’essentiel de ses 45 années d’exercice professionnel à la psychiatrie publique.